Décines Eglise de Charpieu

L’Eglise de Charpieu 

 

Carte postale d'Audrey Szobak

 

 

Il y a mille ans environ, l'essentiel de la population de Décines était regroupé dans le secteur sud-est du bourg, aux alentours de l'actuel quartier de Charpieu ; tout le reste du domaine constituant des champs, pratiquement inhabités.

 

La présence religieuse dans le secteur remonte, semble-t-il, à 655 avec l'acquisition d'une villa à Carpeico (Charpieu), par don, au profit des religieuses de Saint-Pierre-les-Nonnains à Lyon, qui avaient fondé un prieuré de style roman, dédié à Ennemond. Elles allaient devenir, depuis le XIVème siècle, une puissance foncière dans la région. On dit également que les chanoines de la cathédrale Saint-Jean à Lyon furent propriétaires de domaines à Décines et à Charpieu, où ils auraient créé sur chaque possession une paroisse dès le XIème siècle.

 

Quoi qu'il en soit, une obéance (domaine ecclésiastique administré par un chanoine) est installée à Décines (l'actuel quartier de Charpieu), sous le nom de Saint-Pierre, et un prieuré (petit monastère), sous le nom de Saint-Ennemond, ancien évêque de Lyon, à Charpieu (derrière les Houdières). Deux chapelles seront construites au XVIème siècle dans chacun des bourgs ruraux, qui comptent 268 habitants en 1698, date du premier recensement connu pour Dessines et Charpieux. Le regroupement de ces deux petites paroisses constituera, en 1790, la commune de Décines-Charpieu, habitée par 494 habitants.

 

Acceptant la nécessité d'effectuer d'importants travaux de restauration de l'église Saint-Pierre, par décision municipale en 1819, il est décidé l'année suivante de l'agrandir, sous la direction de M. Forobert, architecte à Lyon. Les obstacles administratifs se succèdent jusqu'en 1828, puis la décision est prise de construire une nouvelle église, à côté de l'ancienne, pour remplacer la chapelle Saint-Ennemond, qui n'est plus utilisée pour le culte depuis le XVIIème siècle. La construction a lieu de 1830 à 1831, sous la direction de l'entrepreneur lyonnais Guichard et sous la responsabilité de l'architecte Savy, de Lyon. D'autres travaux ont été réalisés en 1873 et un projet d'élévation du clocher présenté en 1903.

 

 

Texte rédigé par Edouard MARDIROSSIAN

Dernière mise à jour 22 décembre 2016