Décines Mairies Ecoles

Charpieu La mairie et les écoles

 

 

La mairie école de Charpieu

 

L’ancienne mairie, située place de l’Église devenue ensuite place Henri Barbusse à Charpieu, a été construite en 1843-1844 pour accueillir les services administratifs et l’école communale. Elle allait abriter jusqu’à deux classes de garçons et deux classes de filles au rez-de-chaussée, ainsi que les cuisines ; le premier étage étant réservé à la salle du conseil municipal et au secrétariat, mais aussi aux logements de l’instituteur (M. MAISSONNIER) et de l’institutrice.

 

Le planning de l’ouvrage a été adopté le 15 avril 1842, avec début des travaux le 1er mars 1843 par l’entrepreneur lyonnais Joseph GIANOLY, sous la responsabilité de l’architecte Jean-Baptiste BABLET de Lyon. Le coût total a atteint 24.000 francs, somme sur laquelle l’État a apporté une aide de 2.000 francs, reçue en...1847. Le nouveau conseil municipal et son maire, Michel COPONAT (nommé jadis par le préfet), votaient lors de sa session du 10 février 1861 la gratuité des écoles de la commune.

 

Le conseil de la commune décida le 17 juin 1883 d’étudier la possibilité de construire un nouveau groupe scolaire. Il fit appel à l’architecte viennois Firmin ALLEMAND pour un projet sur le même site, sous condition de démolir l’ancienne structure.

Le projet a été présenté le 30 septembre 1883, en incluant une bibliothèque scolaire, les logements de l’instituteur et de l’institutrice, et quatre classes pouvant accueillir 145 élèves âgés de 5 à 13 ans (70 garçons et 75 filles) pour un coût total de 54.000 francs, ramené ensuite à 51.520 francs en supprimant le mobilier par mesure d’économie.

L’état de délabrement de la mairie menaçait toujours la vie des occupants, aussi le conseil municipal fit appel en 1891 à l’architecte lyonnais Raphaël GROBOZ pour effectuer d’urgence des travaux de réfection, d’autant plus que certaines familles avaient retiré leurs enfants de l’école à cause des risques d’accident.

 

En 1927, l’école communale rejette l’inscription de 32 enfants, faute de places ; aussi, le conseil municipal décide à la fois de créer en urgence une quatrième classe de garçons et de projeter la construction d’un nouveau groupe scolaire, fonctionnel sur le temps, regroupant également les services municipaux.

Sur un prévisionnel de 4.065.778 francs, montant assorti d’une subvention d’État de 50%, le coût total s’élèvera à 7.082.526 francs, somme compensée par une subvention du ministère de l’Instruction publique de 3.574.810 francs et d’un prêt sur 30 ans. Une semaine après  son inauguration, au lieu-dit du Mas de la Vie du Ratier, le groupe scolaire était en mesure d’accueillir le 1er octobre 1932 dans ses 14 classes, réparties par moitié filles et garçons, 588 écoliers, le logement des enseignants et les services administratifs de la mairie, chargés de gérer désormais une population de 6.976 habitants, le double par rapport au moment où le projet avait été accepté.

 

Une classe enfantine sera aménagée bien plus tard dans une demeure rue Thiers, aujourd’hui disparue, grâce à un bail de trois ans, de juin 1927 à mai 1930, non renouvelé le 22 août suivant du fait de la construction d’un groupe scolaire. L’ouverture de cette classe maternelle a mis beaucoup de temps pour voir le jour. Après la construction en 1932 de la nouvelle mairie par l’architecte André Teissier, celui-ci devait procéder aussi à la restauration totale de l’ancienne maison communale entre 1933 et janvier 1935 pour la somme de 47.246 francs.

 

 

 
L'école Jeanne D'arc
carte postale Audrey Szobak
 
A quelques centaines de mètres plus bas, l’école Jeanne d’Arc de jeunes filles ouvrait ses portes en 1877, sous la responsabilité des sœurs de Saint Régis, congrégation installée à Aubenas, avec plus tard la possibilité d’accueillir un certain nombre d’élèves comme interne.
En raison de la politique sur la laïcité en France, l’établissement est contraint de fermer ses portes de 1903 à 1910, avant de les ouvrir à nouveau avec un effectif plus important.
Des nouveaux bâtiments sont construits en 1929 et compteront 9 classes en 1945, puis 13 en 1961 (380 élèves, dont 90 pensionnaires). Le collège Jeanne d’Arc est dirigé depuis 2015 par la congrégation de l’Immaculée conception, à Villeurbanne
 
Rédaction Edouard MARDIROSSIAN
Dernière mise à jour 7 avril 2016
 
 

 

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