Décines en Bref

 
 
 

Décines en bref

 

Décines est une ville située à l'est de l'agglomération lyonnaise.

Décines est entourée au nord par le Rhône, à l'est par les communes de Meyzieu. Au Sud par Chassieu et à l'ouest par Vaulx en velin. L'altitude moyenne est de 185 mètres.

Commune de l’Isère de 1790 à 1967, passée dans le Rhône le 1er janvier 1968. 

Ancien chef-lieu de canton du Rhône du 20 janvier 1982 au 1er janvier 2015 (comprenant les communes de Décines [1.701 ha], Genas et Chassieu, soit 44.500 hab. sur 5.200 ha), après avoir fait partie précédemment du canton de Meyzieu.

Membre de la Communauté Urbaine de Lyon depuis 1969. Elle a intégré la Métropole de Lyon en 2015, qui est la fusion de la Courly et du Conseil général du Rhône

Les 26 826 habitants (*) selon les derniers chiffres de l'INSEE sont appelés : Décinois et Décinoises

(*) Source Insee Population légales en 2013 entrant en vigueur au 1/01/2016

 

 

Les origines de la commune : 

 

La commune, située dans la région du Velin, appelée plaine de Lyon, appartenait géographiquement au Bas-Dauphiné. Son climat et son relief avaient été modelés par les glaciations de l’ère quaternaire, qui ont recouvert toute la région comprise entre les Alpes et le confluent du Rhône et de la Saône, lui donnant une allure polaire. Lorsque ces glaciers disparurent vers 9.000 avant Jésus-Christ, la région ne fut qu’une steppe froide et désolée développant la faune avec la présence des rennes, des chevaux et des bisons que chassèrent les hommes.

 

Un climat plus doux favorisa ensuite l’implantation de gigantesques forêts, couvrant l’ensemble de la région (6.000 - 5.500 ans avant Jésus-Christ), puis un climat plus chaud et plus humide devait transformer les forêts en chênaie (chêne, hêtre, tilleul, orme...) dont les feuilles allaient constituer un humus fertile. Après une autre période sèche (entre 2.500 et 750 ans avant Jésus-Christ), succédèrent de fortes pluies provoquant un mouvement de la population, qui revint sur les lieux pour s’occuper davantage d’agriculture que de chasse et d’élevage.
 

Les pollens répandus sur les étangs d’eau les ont transformés en tourbières et tous ces changements de climat extrême ont laissé des traces dans le paysage, sous forme de moraines (buttes de Charpieu, du Mollard) et de dépôts de sable et de gravier.

 

 

 

L'orthographe du nom de la commune au fil du temps

 

Plusieurs explications pourraient être à l’origine du nom de Décines :


L’une viendrait du domaine d’un Dissimius, propriétaire gallo-romain (selon P. H. Billy dans son ouvrage "Origine des noms de villes et des villages de France, 1981".


Une autre d’une station au dixième mille (soit « 1.000 pas » unité de mesure des distances dans l’Antiquité) de la voie romaine de Lyon à Genève ; des témoignages oraux attestent la présence d’une borne militaire dans le village au début du XX ème siècle (Jean Claude Michel dans Isère Gallo-romaine II, 1987),


Des plus anciennes mentions révèlent la forme Decinis au Xème siècle ou Decimum ensuite.


Une autre explication proviendrait des signes obliques que les Romains utilisaient pour communiquer du haut d’un monticule appelé Moléron (Mollard rond), aujourd’hui en bordure du canal de Jonage, d’où le nom De Signis, devenu Dessines au XIVème siècle puis Décines.

 

L’origine du Mollard viendrait de Moles ardua de signo à cause de son phare utilisé pour les besoins de la navigation sur le Rhône. Sur une carte, établie par Jean de Beins en 1607, le Mollard est représenté par une butte s’étendant des bords du Rhône jusqu’à la forêt de Bron. En fait, le Mollard serait une butte naturelle entaillée au Moyen-âge pour améliorer son rôle défensif.

 

Charpieu se dénommait  Charpiacum en l’an 655, Charpeu au XIIIème siècle.

Les deux paroisses étant rattachées à Mœsius en romain et Macusium en latin, Masiano en 927, devenu ensuite Meyzieu.

 

Les noms insrits sur la carte de Cassini sont orthographiés : Dessines et Charpieu, ainsi que les noms de Prénai Ruffinière

 

L'orthographe actuel du nom de la commune est Décines-Charpieu.

 

Le patois de Décines s’apparente à celui du franco-provençal (Suisse, Val d’Aoste, Savoies, Dauphiné et les Dombes).

 

 

 

L'histoire moderne

Nous connaissons peu de choses sur cette période à Décines. La bourgade a certainement été mêlée, de façons diverses, aux événements qui se sont déroulés dans le Bas-Dauphiné : ravages des terres paysannes lors des troubles de la guerre de Cent ans, épidémies, luttes seigneuriales et passages de troupe sur la grande route… De nombreux conflits opposant ses habitants à ceux de la Bresse, notamment pour la propriété des terrains situés à l’extrémité de la commune en bordure du Rhône, apparaissent dans les actes notariés.

 

La communauté de Dessines et Charpieu a participé en hommes et financièrement à la lutte contre la Savoie, en rivalité avec le Dauphiné en 1692, à la guerre de la ligue d’Augsbourg (entre 1691 et 1695) et à celle de la succession d’Espagne entre 1704 et 1708.

D’autres conflits, plus graves, ont laissé des traces plus macabres sur le sol de la commune. A la hauteur des cités de la Soie, lors de la construction de l’égout desservant l’usine, de nombreux ossements humains ont été trouvés. Épidémies ou accidents ? Certains émettent l’hypothèse des conséquences d’une bataille qui aurait eu lieu en 1815 entre Français et Autrichiens.

 

Une ordonnance de Louis XIII (1634) a obligé toutes les villes et villages du Dauphiné à se doter d’un parcellaire (description de chaque bâtiment, chaque parcelle de terre), pour déterminer l’impôt personnel. Celui de Décines présente un registre de 620 pages, paraphé le 27 avril 1727 par le subdélégué de l’intendance de Dauphiné au département de Vienne.

Le 1er cadastre de Dessine et Charpieux est achevé le 28 septembre 1812, selon un décret parlementaire de décembre 1790 et une loi impériale du 15 septembre 1807, pour évaluer le revenu de chaque propriété (les anciens impôts disparaissent et sont remplacés par la contribution foncière le 23 novembre 1789, la contribution mobilière début 1791 et la patente le 2 mars 1791). On comptait 27 voies (chemins) à Décines en 1812, hormis la grande route de Lion à Jonage.

 

Barnabé MOUCHET, curé de la paroisse de Dessines, donne la bénédiction à ses fidèles le 27 septembre 1789, conformément aux intentions de Louis XVI, affligé par la Terreur qui s’est abattue sur les campagnes françaises, où du 27 au 29 juillet 1789 les paysans incendient la résidence du baron de Vaulx-Milieu, les châteaux de Jons et de Pusignan et se préparent à en faire autant à celui de Meyzieu. La répression sera terrible.

 

A l’exemple d’un curé de la Vienne en 1790 qui planta un arbre qui devait grandir en parallèle avec les institutions nouvelles, Décines fit de même avec un arbre de la liberté le 20 janvier 1794. D’autres le furent lors des révolutions de 1830 et 1848, mais tous furent abattus entre 1850 et 1852.

Le marronnier planté le 28 mars 1848 (place Napoléon, située au carrefour des rues Michel Servet, Victor Hugo et Antoine Lumière) restera jusqu’en 1951. Il fut abattu par une tornade dans la nuit du 18 au 19 novembre 1951.

 

 

 

L'évolution démographique

 

évolution du nombre d'habitants à Décines

 

Décines est resté de nombreuses années un simple bourg rural. dont la population évoluait lentement : 406 habitants en 1793, 1 027 en 1856 et 1 618 en 1921.

 

Le bouleversement de la démographie débute avec l'installation de la société Gifrer et Barbezat (qui avait racheté en 1912 une ancienne usine de fabrication de films). Puis en 1923 avec l'usine de soie artificielle (S.L.S.A).
 

Le nombre d'habitants fait plus que doubler entre 1918 et 1926 pour atteindre 3 602 habitants.

Devant cette poussée démographique, la municipalité fait construire, en pleins champs en 1932 une nouvelle mairie et une nouvelle école. Puis en 1934 le bureau de poste.
Les habitants s'installent à proximité des usines le long de l'avenue Jean-Jaures, loin de l'ancien centre Charpieu.

 

Entre 1931 et 1954, la croissance reste faible : 6942 en 1931 et 7546 en 1954.

A partir des années 60, la ville connaît une nouvelle poussée démographique. Le cap des 10 000 habitants est franchi en 1962 : 10 931.
 

Puis Décines voit le nombre d'habitants doubler en 13 ans pour atteindre 20 031 Décinois en 1975.

A partir des années 1990, la courbe se stabilise autour de 24 000.

Selon les derniers chiffres de l'Insee, la population municipale légale en 2013 est de 26 826 habitants.

 

 

Dernière mise à jour 22 décembre 2016