Charpieu La fontaine

La fontaine de Charpieu 

 

 

 

Source : extrait de la publication du GEHCM, édité lors de

l'exposition du 10 au 18 mai 1986 à la salle des fêtes de Décines

 

 

Située au centre du carrefour Zola-République, la fontaine porte des inscriptions gravées dans la pierre en latin.

SIGUT AQUA

FUGIUNT HORAE

 

Tradiction mot à mot

Comme l'eau

Fuient les Heures

C'est à dire : comme l'eau le temps s'écoule

 

Une date est gravée MLCCCXXXXII soit 1842, date de mise en service de la fontaine.

 

 

Historique

En septembre 1840 le maire de Décines écrivait au sous-préfet de Vienne.

"Nous possédons une superbe source au centre de la commune qui ne sert en ce moment qu'à déteriorer la voie publique surtout en hiver, qu'il est très facile d'utiliser à en faire un lavoir et à la diviser dans plusieurs quartiers par des conduits"

 

On envisageait alors de placer deux fontaines, dont une sur la place de Charpieu.

 

Les travaux devant se faire par adjudiction, l'affichage fut fait dans les communes avoisinantes.

 

Le 9 novembre une nouvelle lettre adressée au sous-préfet disait qu'il était urgent d'établir des fontaines pour ramasser les eaux qui découlent de la source existante avec la pluie de surcroît car elles déteriorent la voie publique au point de la rendre impraticable.

 

Les travaux ont commencé en août 1841 et la commune en déplore la lenteur.

 

Les habitants de Charpieu désirant qu'on établisse sur leur place une fontaine qui coûterait 400F. le maire pense qu'il est juste d'accéder à leur demande car la majeure partie des communaux qui vont être vendus leur appartiennent. Les travaux de la fontaine sont payés à l'entrepreneur Monsieur COLLIARD grâce à la vente des communaux.

 

En janvier 1841, le Maire avait examiné les fontaines en fonte de Lyon, mais il n'en avait pas trouvées qui convenaient à Décines. Elles étaient trop chères. 

Les plans des fontaines sont donc refaits. Elles seront en pierre taillée. Il est décidé que les ouvriers s'assureront de la taille des pierres lorsque la saison le permettra.

 

En septembre 1842, Monsieur COLLIARD demande un supplément de 800 F sur la somme prévue pour les travaux au devis. Le conseil municipal après évaluation des travaux supplémentaires effectués décide que le prix doit être diminué d'un dixième par mois de retard, car les travaux devaient être terminés en septembre 1841. Toutefois le conseil estime qu'il serait injuste de faire supporter à Monsieur COLLIARD une telle perte car il a éprouvé le retard  de livraison des tailleurs de pierre de TREPT, ces derniers ayant été victimes d'une épidémie qui les a empêchés de travailler pendant 6 mois.

 

Il sera donc payé à Monsieur COLLIARD que le prix prévu par l'adjudication car le montant des travaux exécutés en supplément est égal à celui des travaux prescrits par le devis qui n'ont pas été faits en temps voulu.

 

Dernière mise à jour 22 décembre 2016