Décines traces du passé

Décines : les traces du passé lointain

 

Dès 1865, le baron Achile RAVERAT dans son livre "Autour de Lyon" signale la pierre dressée de "Pierre-Fritte" près du pont de la sucrerie et non loin du Tumulus.

 

En 1899 GABUT dans "Mas, villages, Villa Gallo-Romaines disparues" signale "En Raty la découverte d'un tuyau de plomb et constructions antiques ainsi qu'une casserole de bronze".

Il rapporte la découverte "du sud de l'église de Décines, d'un petit bouc en bronze, de tuiles et céramiques gallo-Romaine et de laitiers ou scories provenant de la fonte du fer". cette casserole et ce bouc sont conservés au Musée de la civilisation Gallo-Romaine à lyon. (Voir Bronzes Antiques par Stéphanie BOUCHER et Suzanne TASSINARI).

La casserole porte l'estampille de "Draccius" et daterait du 1er siècle.

Le petit bouc mesure 5.3 cm.

 

Les mêmes auteurs signalent, comme provenant de Décines, mais sans localisation précise des découvertes : une statuette de "Fortune de 16 cm de haut, un "Bacchus enfant" de 4.2 cm, un coq" de 10,2 cm.

Reproduction Henri CHARLIN

 

 

 

 

Les fouilles de Houdières en 1981

 
En avril 1981, lors de la rectification du virage de la route reliant l'église de meyzieu à celle de Décines, le jardin de la maison située alors au 10 de la rue Marceau a été coupé sur une hauteur de 5 mètres, découvrant des sépultures.
 
Une fouille a été rapidement entreprise sous la direction de jeannine MONNIER.
 
Les tombes.
Sous la terre arable se trouvaient des tombes en pleine terre contenant des squelettes ftrop fragmentés pour servir a une étude anthropologique.
Au niveau inférieur un alignement de galets sur une longueur de 1,50 m et une largeur de 040 matérialisait les tombes.
Sous le massif de galets et sous 30 cm de terre, les tombes étaient recouvertes de lauzes de belles dimensions (0.40x0,50m) épaisses de 3 à 4 cm, posées  horizontalement.
Sous les dales de couvertures des aliggnements de dales verticales distantes de 0.50m. Les parois étaient au nombre de 8 formant 7 alvéoles.
L'orientation des tombes étaient dirigées à l'Est.
 
La structure particulière des tombes des houdières, tombes de lauzes dont les dalles verticales formant des coffres joints, sorte de caveau préparé à l'avance, suggère l'idée d'une société religieuse, couvent ou d'une confrériee de frères d'arme ou d'une famille ayant son centre aux houdières.
L'anthropologie montre que les individus placés dans ces coffres appartiennent à des sujets masculins.
Le réemploi dans la terre de replissage, de tuiles romaines, d'enduit à tuileau et de fragment d'amphore, laisse envisager une construction gallo-romaine à proximité, indice suffisants pour considérer que ce terroir était occupé à l'époque romaine.
 
Tombes Les Houdières photosJeannine MONNIER
 
Source livre "La DENT site Gallo-Romain à Meyzieu" par Jeannine MONNIER Collection du Centre d'Etudes Romaines et Gallo-Romaines